Si les Royal Baths font partie de la scène Garage de la Bay de San Francisco, ce n'est pas pour autant qu'ils ressemblent à tout ce qui en sort actuellement. Et si l'on doit les comparer à un autre groupe de SF, ce serait plus au BRMC qu'au Sandwitches ou au Fresh & Onlys, bien que Jigmae Baer ait joué dans les Thee Oh Sees et Ty Seagall.
Loin du Garage aux melodies Pop dont l'ex capitale des hippies est le principal vivier (avec notamment les groupes susnommés), "Litanies" est un album sombre qui penche plutôt du côté du Velvet période Nico. Si les guitares saturées, le son de base lourd et la rythmique minimaliste évoquent instantanément leurs influences, le chant partagé par Jigmae Baer et Jeremy Coxx (2 voix masculines contrairement à ce que l'on peut penser) et les choeurs inspirés de la Sunshine Pop Californienne permettent aux Royal Bath de se forger une identité propre. Et contrairement à la majorité des groupe revendiquant la filiation avec le plus grand des groupes New-Yorkais, les morceaux ne sont pas de longues transes insipides. L'album en lui même évolue; le rythme s'accélère, les morceaux s'étoffent. Passer des titres les plus Pop ("After Death" et "Nikki Don't", Tracks #1 & #2) à des morceaux plus sombres, distordus, à la rythmique Punk, comme "I Detest" ou "Sinister Sunrise" (la Face-B) se fait comme le passage de "Nico & The VU" à "White Light/White Heat" : On sombre dans la folie sans rien perdre de ce qui fait le charme de l'album, le duo de voix enchevêtrées et les choeurs lumineux.
Royal Baths - 2010 - Litanies
http://www.mediafire.com/?wpt9w25yk33ye87
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